Le groupe armé Twirwaneho et le M23 affirment avoir pris le contrôle de la position stratégique de Point Zéro, dans le secteur d'Itombwe, territoire de Mwenga au Sud-Kivu.
Située dans le massif d'Itombwe, la base de Point Zéro est considérée comme l'un des points militaires les plus sensibles des hauts plateaux du Sud-Kivu. Elle permet de contrôler plusieurs axes stratégiques reliant Minembwe, Mikenge, Mwenga et Fizi, dans une zone où les groupes armés s’affrontent régulièrement pour le contrôle du territoire.
Le conflit dans l’est de la RDC reste marqué par des tensions entre plusieurs États de la région des Grands Lacs. Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de soutenir le M23, des accusations rejetées par Kigali. Le Rwanda, de son côté, accuse les FARDC de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé notamment d’anciens responsables hutus impliqués dans le génocide de 1994 contre les Tutsis.
La présence des forces burundaises en République démocratique du Congo s'inscrit dans le cadre d'un accord bilatéral de coopération sécuritaire entre Gitega et Kinshasa. Les deux gouvernements ont confirmé à plusieurs reprises l’existence de cet accord autorisant le déploiement de la Force de défense nationale du Burundi sur le territoire congolais.
Ces derniers mois, plusieurs redéploiements ont été observés dans les territoires de Mwenga, Fizi et Uvira, sur fond de recrudescence des affrontements entre la coalition gouvernementale et les deux groupes armés.
La région demeure l’un des foyers les plus instables de la région des Grands Lacs, où les rivalités locales, les tensions communautaires et les enjeux géopolitiques continuent d’alimenter un conflit complexe et durable.
Le Burundi accuse également le Rwanda de soutenir des groupes armés hostiles opérant dans l’est de la RDC, tandis que Kigali reproche à Gitega sa coopération avec les FDLR et d’autres groupes armés actifs dans la région.
Au moment de la publication, aucune réaction officielle des FARDC, de la FDNB ou des autorités burundaises n’avait été enregistrée concernant les affirmations des deux groupes armés.