Le président tchadien a lancé un appel à une coalition entre les États pour élever l’eau au rang de priorité politique de premier ordre. Selon le chef de l’État, aucun État ne peut garantir seul sa sécurité hydrique. Il plaide pour une mobilisation continentale afin de bâtir une gouvernance coopérative de l’eau.

À l'horizon 2035, le Tchad voulait porter le taux d'accès à l'eau potable à 60 %, celui de l'accès aux services d'assainissement et d'hygiène à 50 %, et garantir un accès adéquat aux infrastructures d'eau, d'hygiène et d'assainissement dans 80 % de ses écoles et de ses établissements de santé.

Le forum de N’djamena est le momentum d’une Afrique qui reprend en main la maîtrise de son destin hydrique en vue d’une «prospérité partagée». Les intentions du Tchad sont claires et dépourvues de tournures diplomatiques. Cependant, en dehors du Tchad, aucun autre État membre de la Commission du bassin du lac Tchad n’a répondu au rencart de N’djamena.

Seuls étaient présents à côte de Mahamat Idriss et Tshisekedi, Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de Mauritanie, et un représentant du Bénin. Que cache le boycott de la Commission du bassin du lac Tchad?

Le gouvernement tchadien a révélé que certains milieux d’intérêts qui tiennent mordicus au transfèrement des eaux de l’Ubangi vers le lac Tchad ont décidé de se passer des autorités congolaises. Un certain Kalele, dirigeant d’une ONG, résidant à Kisantu, a révélé que ses complices ont posé sa signature au nom de la RDC sur des textes inhérents à la question des transfèrements des eaux du Congo.

Le Tchad a été roulé çà et là, à travers le monde. Même à Bologne en Italie, une série de rencontres sur les eaux du Congo se sont tenues, sans associer officiellement Kinshasa.