La mi-juillet, le pays est sous haute tension en raison de deux audits qui doivent livrer leurs conclusions sur les finances publiques. D'un côté, le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'État doit rendre compte de la situation de la dette publique, qui est estimée entre 8 700 milliards FCFA, soit environ 70 à 74% du PIB.
De l'autre côté, la Task force sur la dette publique a documenté depuis six ans un système de surfacturations et de travaux fictifs qui expliquent en partie l'explosion de la dette intérieure. Cette convergence des calendriers n'a rien d'audace, car le pays est à la recherche d'une solution pour redresser son économie.
Les audits sont une réponse aux pressions du marché et du FMI sur la dette publique du Gabon. Le spread souverain gabonais a baissé de plus de 400 points de base en mi-juillet, traduisant un pari des marchés sur la trajectoire de transparence engagée par le gouvernement.
Le rapport de la Task force avait déjà évoqué des problèmes de surfacturations et de travaux fictifs qui ont contribué à l'explosion de la dette intérieure. Les deux audits sont une occasion pour le Gabon de se redresser et de prendre les mesures nécessaires pour assainir ses finances publiques.